110e Vendredi : Le Hirak ne faiblit pas malgré les arrestations

Les marches du 110è vendredi du Hirak se sont déroulées dans un climat tendu dans plusieurs wilayas. Selon des sources locales, les forces de l’ordre ont intervenu dans pas de 10 wilayas pour empêcher les marches mais aussi pour arrêter des manifestants.

 

Plusieurs interpellations à Alger

Plusieurs activistes du Hirak ont pris part à la grande marche du Hirak, à Alger. Il s’agit de Mostefa Bouchachi, Karim Tabbou et Mohcine Belabbas. Les trois personnalités ont échappé à la campagne de dénigrement qui a ciblée plusieurs activistes et personnalités.

Cette marche a été marquée également par plusieurs arrestations. C’est le cas de l’ex-détenu d’opinion, Mohamed Tadjadit, interpellé dans le périmètre de la place Audin, ainsi que les étudiants Abdenour Ait Said, Abd Essamie Youcef, Massoum Abd-El-Fattah Mahiddine et Djaber Righi.

Près du cinéma Algeria à la rue Didouche Mourad, une jeune fille a été agressée au coteau, selon les secouristes. La victime a été évacuée par les éléments de la protection civile à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires.

A M’sila, la police a empêché la marche de démarrer. Les policiers ont suivi les manifestants dans les quartiers pour les empêcher de se rassembler. Des arrestations sont signalées dans cette ville.

Les mêmes scènes sont signalées dans les villes de Oued R’hiou dans la wilaya de Relizane et dans la ville Mostaganem.

Répression à Oran

110e vendredi du Hirak à Oran

A Oran, la police a utilisé le gaz lacrymogène et les matraques pour empêcher les manifestants d’aller vers la wilaya. Les forces de l’ordre ont violemment empêché les manifestants de suivre leur chemin habituel. Pour disperser la foule et la repousser, les forces de l’ordre ont utilisé le gaz de lacrymogène. Plusieurs personnes ont été également interpellées.