Ce mardi, trois vols d’Air Algérie, à destination de Constantine, Oran et Alger ont été programmés à l’aéroport de Marseille. Environ 900 passagers parmi les plus chanceux, ayant occupé le hall depuis lundi matin, ont pu monter à bord des avions affrétés pour ces dernières dessertes régulières. Cependant quelque 200 à 300 voyageurs se trouvent actuellement bloqués à l’aérogare, sans savoir à quel sait se vouer.

Air Algérie a informé les personnes en détresse que des « vols de rapatriement » devraient avoir lieu vers Alger, mais sans préciser la date où l’heure de la desserte. Certains, ont passé la nuit à l’aéroport, couchés à même le sol, dans l’espoir de pouvoir être inscrits sur une liste d’attente ou bénéficier d’un billet de dernière minute, dont le prix oscille entre 260 et 300 euros pour un aller simple.

Interrogé par Maghreb Émergent sur les raisons de la gestion calamiteuse des retours au pays, le chef d’escale chez Air Algérie à Marseille, Walid Mérabti, explique qu’un flux massif de voyageurs à été provoqué par l’effet d’annonce relatif aux suspensions de vols. « Nous avons encore des vols réguliers à opérer, avec de très longues listes d’attente. Il est clair que nous ne pourrons pas satisfaire toutes les demandes. Nous allons procéder par ordre de priorité jusqu’à ce que, je l’espère, tout le monde sera rapatrié ». Et d’ajouter : « la question des avions de rapatriement dépassé le cadre de nos prérogatives. Nous attendons un signe de la part des autorités (ministère des AE et l’ambassade d’Algérie à Paris) pour faire des annonces officielles. Il est vrai que nous sommes dépassés par les évènements ».

Par ailleurs, L’ambassadeur d’Algérie en France, Salah Lebdioui, avait annoncé plutôt dans la journée, que « l’Etat se chargera de rapatrier tous les ressortissants algériens n’ayant pas pu rejoindre le pays à temps ». Une déclaration qui est restée au stade de simple « promesse », pour le moment.

En attendant, des centaines d’algériens se préparent à passer une nuit supplémentaire dans les aéroports français, sous menace d’en être expulsés, à tout moment, pour fermeture.